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Les missionnaires canadiens-français et la défense des droits humains en Amérique latine

Plusieurs missionnaires catholiques ont joué un rôle important en Amérique latine en s’impliquant dans des groupes de défense de droits humains. Ceci fut le résultat d’une longue évolution des objectifs du missionnariat québécois dans la région et de l’implication individuelle de missionnaires dans des pays affectés par les aléas de la Guerre froide.

Il faut dire au départ que la situation de l’Église québécoise avant les années 1960 – avec une population très pratiquante qui lui fournit un personnel religieux abondant – était très avantageuse par rapport aux Églises nationales latino-américaines qui, pour leur part, souffraient d’un manque d’effectifs et se butaient à de multiples difficultés sociopolitiques dont l’anticléricalisme d’acteurs politiques influents. Voilà la raison pour laquelle on fit appel aux religieux du Nord pour répondre aux besoins au Sud.

Cette présence missionnaire canadienne-française en Amérique latine date du XIXe siècle. De 1853, date d’arrivée des premiers missionnaires, à 1943, les contacts sont plutôt limités, même si onze communautés sont présentes dans dix pays latino-américains, mais la situation change au tournant de la Deuxième Guerre mondiale. En effet, de 1943 à 1945, huit communautés s’installent en Haïti, trois débutent leur mission au Brésil et deux à Cuba. Finalement, trois autres communautés vont au Chili, au Pérou et en République dominicaine. Au-delà de cette présence missionnaire accrue, deux événements vont jouer un rôle crucial pour établir des contacts entre l’Église québécoise et les Églises nationales latino-américaines : les fêtes en l’honneur de la Vierge de Guadeloupe à Mexico en 1945, et le congrès panaméricain d’Action catholique à Santiago la même année.

Le premier événement est important, car il permet de diffuser une image triomphaliste de l’Église catholique québécoise auprès de l’épiscopat latino-américain qui incite ce dernier à tisser des liens avec le Québec par la suite. Rappelons le contexte : en 1945, l’Église mexicaine organise des célébrations en l’honneur de la Vierge en espérant que ces célébrations publiques marquent la fin de la persécution religieuse des deux dernières décennies. Pendant des semaines, le Mexique devient ainsi le centre d’attention du monde catholique et attire une bonne partie de l’épiscopat latino-américain. Des foules immenses se rassemblent pour rendre hommage à la Vierge et rencontrer le légat pontifical, le cardinal de Québec, Jean-Marie-Rodrigue Villeneuve, qui est alors le premier cardinal à fouler le sol mexicain. Les Mexicain-e-s le reçoivent avec tous les égards dus à sa fonction et plusieurs membres du clergé en profitent pour donner le Québec en exemple et entretenir durant toute la période des célébrations l’image forte qui se dégage de l’Église catholique québécoise.

Le congrès panaméricain d’Action catholique qui a lieu au Chili en 1945 renforce cette image. En effet, dans le numéro d’avril 1959 de la revue L’ Apostolat, l’oblat Maurice Veillette rappelait ce qui suit à propos de ce congrès :

La vitalité de la Jeunesse ouvrière catholique (JOC) canadienne frappa le Cardinal [Caro] qui demanda l’aide d’un oblat canadien à la direction de l’Action catholique chilienne. Le père Albert Sanschagrin […], fut désigné pour cette mission spéciale. Peu de temps après […] le Cardinal Caro ainsi que [l’]évêque d’Iquique sollicitaient des Oblats pour leurs diocèses respectifs[1].

Les Oblats seront par la suite très actifs dans les zones les plus défavorisées du Chili, du Pérou et de la Bolivie.

L’élargissement de l’effort missionnaire dans la région est aussi le résultat des appels des papes Pie XII et Jean XXIII pour que le clergé des pays développés vienne en aide à leurs confrères latino-américains. Les Églises font alors face à l’accroissement fulgurant de la population de la région (qui augmente de 73 % de 1920 à 1950, contrairement à 35 % pour le reste de la planète)[2]. La publication de l’encyclique Fidei donum, en 1957, incite les évêques à répondre à l’appel de Pie XII pour que des prêtres diocésains soient envoyés en mission. Yves Carrier a décrit comment l’expérience de terrain de Mgr Cambron, missionnaire arrivé au Brésil dans le contexte de l’envoi des prêtres diocésains en mission, a permis de renouveler les objectifs du missionnariat en développant un programme qui, sans oublier le culte de Dieu et la promotion de la famille, comporte néanmoins une dimension sociale bien concrète qui met l’accent sur l’assistance sociale, l’assistance médicale et l’enseignement des arts et des métiers.

À la fin des années 1950, c’est toute l’Église canadienne-française qui se mobilise pour répondre à la lettre de Jean XXIII demandant aux catholiques de faire un effort pour « sauver » l’Amérique latine. Cet objectif sera atteint en 1967 alors que 1 902 missionnaires canadiens œuvrent dans la région. Évidemment, cette augmentation fulgurante des effectifs missionnaires s’effectue dans un contexte extrêmement tendu, les pays latino-américains étant tiraillés entre la mobilisation des groupes sociaux et les pressions de Washington pour maintenir le statu quo. Ce qui fera dire à Lionel Groulx que le Canada français apportait une contribution inestimable pour maintenir la paix sociale et combattre l’infiltration communiste dans cet hémisphère.

Mais l’histoire du missionnariat québécois en Amérique latine n’est pas que celle d’une rencontre entre les épiscopats canadien-français et latino-américain, mais aussi celle de la rencontre entre des missionnaires venus du Nord avec des populations marginalisées du Sud. De ce fait, plusieurs missionnaires canadiens-français vont jouer un rôle crucial pour appuyer le mouvement de réforme du catholicisme en Amérique latine et favoriser un rapport plus équitable avec les populations marginalisées. On pense, entre autres, au père Jean-Marie Paiement qui a favorisé l’essor d’un mouvement coopératif au Guatemala; au rôle joué par l’oblat André Godin dans le même domaine au Pérou; à l’activisme de son confrère Maurice Lefebvre dans le milieu universitaire de Bolivie et dans les cercles progressistes catholiques d’Amérique du Sud où il anime la réflexion sur la question de la justice sociale; du père de Ste-Croix Lionel Corbeil dans le milieu de l’éducation et de l’Action catholique spécialisée au Brésil[3]. De 1945 à la fin des années 1980, l’action de plusieurs missionnaires en faveur d’une plus grande justice sociale et les dénonciations téméraires de la violence infligée aux populations défavorisées par les dictatures militaires constituent, à mon sens, une page mémorable de l’histoire canadienne-française et de son Église missionnaire.

Avant la création de Développement et Paix, l’action des Canadiens français en Amérique latine était coordonnée par l’Office catholique canadien de l’Amérique latine (OCCAL), organisme créé à la fin des années 1950. Le Comité d’entraide missionnaire et son Centre d’études missionnaires (qui deviendra le CECI en 1968) assistent aussi les religieux en les aidant, entre autres, à donner un sens à leurs expériences individuelles ponctuelles. Ce vécu provoquera un changement de perspective dans les années 1960 à propos des mouvements sociaux réformistes et des mouvements de résistance du peuple pour contrer les violences systémiques des États.

En plus de l’expérience de terrain – qui met les missionnaires en contact avec la pauvreté extrême et plusieurs formes de violence qui affligent les populations marginalisées – la publication des encycliques Mater et Magistra, Gaudium et Spes, et Populorum Progressio contribue à changer la compréhension du missionnariat dans le tiers-monde ce qui après l’adoption d’une position favorable aux pauvres par l’épiscopat latino-américain à Medellín en 1968, valorisera davantage les perspectives du Sud. Une lecture radicalement différente de la situation latino-américaine voit le jour dans les publications catholiques québécoises au tournant des années 1966-1968. Les textes de théologiens latino-américains circulent aussi abondamment, quand ils ne sont pas tout simplement de passage au Québec. Claude Lacaille raconte l’importance de sa rencontre avec un des ténors de la théologie de la libération :

J’ai eu le privilège d’entendre Gustavo [Gutiérrez] à Montréal en 1969, à ma sortie d’Haïti : ce fut une véritable lumière sur le chemin que j’allais parcourir. Je découvrais enfin une théologie qui éclairait mon vécu. Hier, ligoté par l’impuissance devant tout ce mal social, je commençais à me percevoir comme un acteur de changement en exerçant mon métier de missionnaire[4].

La théologie de la libération s’enrichira de ces rencontres interculturelles; les théologiens latino-américains venant chercher expertise et appui au Nord, les missionnaires canadiens-français trouvant une nouvelle « manière de vivre l’Évangile dans la proximité et la solidarité avec les personnes exclues, appauvries » au Sud[5].

Dès lors, une réelle communauté d’intérêts aux dimensions transnationales émerge liant les acteurs catholiques du Nord et du Sud. Cette nouvelle solidarité entraîne la publication au Nord de témoignages de missionnaires œuvrant auprès des populations les plus opprimées qui font référence à des analyses scientifiques marxisantes dénonçant la violence qui est faite aux pauvres au nom de l’anticommunisme. La déclaration de Pedro Arrupe, supérieur général de la Compagnie de Jésus, est largement discutée en 1966 dans la revue Relations, car elle exhortait les missionnaires à promouvoir les changements structurels nécessaires pour favoriser le développement humain des populations de l’Amérique latine[6]. Cela change les perspectives et transforme le regard désapprobateur d’antan en dénonçant plutôt le sous-développement de la région. Yves Vaillancourt affirme d’ailleurs qu’une « chose est certaine : en climat prérévolutionnaire, les sociétés se divisent en deux camps et il est difficile d’être des deux côtés à la fois. Il faut choisir : pour la dépendance… ou pour la libération »[7].

Maurice Lefebvre et les Oblats œuvrant en Amérique du Sud opteront pour la libération et exerceront des pressions politiques sur Ottawa en soumettant en 1970 un mémoire intitulé « Canada’s External Relations with Latin America » demandant au gouvernement de se détourner des élites latino-américaines exploiteuses et de faire obstacle à l’impérialisme étatsunien. Ce document reflète bien le caractère engagé des prises de positions des Oblats en Amérique du Sud, un engagement qui comporte des risques, car Maurice Lefebvre sera assassiné en 1971 par la dictature bolivienne pour ses prises de position.

Ayant évité la mort, les missionnaires expulsés du Chili en 1973 suite au coup d’État d’Augusto Pinochet témoignent de leurs expériences traumatisantes et réagissent en publiant, à leur retour au Québec, un manifeste qui dénonce les « conditions infrahumaines » des masses exploitées et qui condamne la complicité abjecte « de pays capitalistes étrangers, dont le nôtre »[8]. Ces missionnaires organisent de plus des groupes de solidarité pour favoriser l’accueil des réfugié-e-s chilien-ne-s au Canada.

Au début des années 1970, la communauté d’intérêts aux dimensions transnationales liant Latino-américains et Québécois est bien active. Ainsi, lorsque Solidarités (publication de Développement et Paix, organisme officiel de solidarité internationale de l’Église catholique canadienne) commence à être publiée au milieu des années 1970, l’influence de la théologie de la libération est déjà manifeste et cette publication dénonce avec vigueur la violence des dictatures latino-américaines. Toutefois, les gens qui prennent la parole dans la revue vont plus loin et tentent d’identifier les racines du mal qui ronge la région : le sous-développement causé par un système économique injuste, maintenu par la violence et par l’impérialisme des États-Unis. Ainsi, face aux injustices qui affligent la région, les religieux ne doivent surtout pas être « neutres » :

Jésus n’est pas politiquement «neutre» ; il n’est pas, comme on le représente souvent, «à égale distance» des parties en cause, des riches et des pauvres, des exploiteurs et des exploités, etc. Par sa façon de vivre, tout autant que par ses discours, il prend sans cesse parti pour les pauvres, les opprimés, les démunis, et contre les riches, les exploiteurs, les puissants. Non pas qu’il déteste les personnes qui sont riches et puissantes. Mais il ne peut tolérer l’exploitation et l’asservissement des hommes et des femmes[9].

Il n’est donc pas surprenant que les articles de Solidarités portant sur le Chili ne fassent pas que dénoncer les crimes de la dictature contre les droits de la personne, mais qu’ils dénoncent tout autant les réformes économiques néolibérales qui sont instaurées par les Chicago Boys. Développement et Paix s’insurge particulièrement de la complicité canadienne dans ce processus :

Pourquoi les Canadiens doivent-ils se solidariser avec le peuple du Chili ? D’abord, parce que le Canada est le deuxième plus grand investisseur au Chili depuis le coup d’État. Les banques canadiennes ont été d’importants prêteurs au gouvernement militaire et à ses agences. Cela veut dire que le peuple canadien a la possibilité d’aider à mettre fin à la violation des droits humains au Chili en obtenant que cessent ces investissements et ces prêts du Canada au Chili. Leur comportement et l’impact de leurs décisions financières parlent plus clairement au sujet de la politique étrangère canadienne que les déclarations les plus progressistes du gouvernement fédéral. Acceptons-nous que les banques et les sociétés canadiennes appuient la junte militaire et continuent à écraser le peuple chilien[10] ?

Ainsi, les publications catholiques tentaient de solidariser les Canadiens avec leurs confrères latino-américains.

À la fin des années 1970, l’Argentine alors sous la dictature militaire fera, pour sa part, l’objet d’une attention particulière. De nombreux articles sont publiés pour dénoncer la répression contre l’Église, la répression économique, les prisonniers politiques et l’abolition des droits, mais la question des disparus, ainsi que le soutien aux Mères et Grands-mères de la place de Mai occuperont une place prépondérante. On appuie les initiatives du prix Nobel Adolfo Pérez Esquivel et on organise aussi des campagnes de soutien en reproduisant une lettre type que les lecteurs peuvent faire parvenir aux autorités politiques canadiennes et argentines. Cet appui a été salué par les Argentins : deux grands-mères d’Argentine, Mmes Carlotto et Mariani étaient de passage au Canada à la fin de novembre 1982. […] Les grands-mères soulignaient avec émotion : « les Canadiens ont été les premiers à manifester leur solidarité par des milliers de lettres d’encouragement et d’espoir ». Développement et Paix avait lancé cette campagne à l’automne 1979. L’organisme était aussi le premier à leur accorder un appui financier[11].

Les articles portant sur l’Amérique centrale méritent d’être mentionnés afin de clore cet article, car au tournant des années 1980, tous les acteurs impliqués dénoncent les abus. Dans un contexte où les dictatures voulaient anéantir la gauche, jusqu’à en extirper la mémoire même du tissu latino-américain, la prise de parole pour dénoncer les pires atrocités commises – quitte à risquer sa vie, comme ce fut le cas pour Mgr Oscar Romero au Salvador – constituait un acte de résistance subversif. Les prêtres des missions étrangères en seront témoins au Guatemala lorsqu’ils recevront des menaces de mort. L’assassinat du missionnaire laïc Raoul Léger par la dictature guatémaltèque en 1981 confirme leurs craintes et a fait couler beaucoup d’encre dans les cercles catholiques. À ce propos, Mgr Jean-Guy Hamelin, évêque de Rouyn-Noranda, a écrit dans Caminando :

Raoul Léger est mort mystérieusement. Le gouvernement du Guatémala n’a pas éclairci de façon satisfaisante les circonstances de ce tragique décès. Mais personne ne se fait d’illusions. Il est disparu parce qu’il prenait le parti des petits et des pauvres[12].

Pour sa part, Roland Laneuville, p.m.é., renchérit :

La mort de Raoul montre à l’évidence la gravité du péché social qui écrase le Guatemala. […] Déjà la répression a coûté plus de 50 000 morts depuis 27 ans. […] Nous avons une grave responsabilité de faire connaître ces massacres et d’encourager toutes les formes de solidarité de nature à libérer ce peuple[13].

Ces événements-chocs en Amérique centrale susciteront une grande mobilisation au Québec à propos de la question du respect des droits de la personne, avec l’organisation annuelle, entre autres, d’une marche commémorant l’assassinat de Mgr Romero au Salvador. Néanmoins, des recherches subséquentes seront nécessaires afin de déterminer si cet événement-choc galvanisa ou découragea les missionnaires en Amérique latine. Il est à souhaiter, en guise de conclusion, que cette mémoire militante ne s’efface pas complètement avec le départ des missionnaires qui avancent en âge, car ce type de prise de parole est toujours aussi vital afin de dénoncer, au Nord, la complicité des gouvernements qui font affaire au Sud avec des régimes politiques dont on voudrait occulter la sombre nature.

 

Photo : Les mères de la place de Mai, 1979. Archives de Développement et paix.

 


Références
1 Veillette, Maurice, o.m.i. (1959). « Un bon coup du Cardinal Caro! », L’Apostolat, avril, p. 8.
2 « Regards sur l’Amérique Latine », Missions étrangères, vol. 8, no. 21, novembre 1960, p. 656.
3 Ogelsby, John Charles Martin (1976). « The Canadian Catholic Effort in Latin America, 1853-1970 », Gringos from the Far North: Essays in the History of Canadian-Latin American Relations, 1866-1968. Toronto: Macmillan, p. 205-219.
4 Lacaille, Claude (2014). En mission dans la tourmente des dictatures. Montréal : Novalis, p. 43.
5 Ibid., p. 12
6 Sans auteur (1967). « Les Jésuites et l’apostolat social en Amérique latine », Relations, no. 317, juin, p. 183.
7 Vaillancourt, Yves (1971). « Les chrétiens révolutionnaires en Amérique latine », Relations, no. 361, mai, p. 139.
8 Collectif (1973). « Manifeste des missionnaires québécois expulsés du Chili. Document. », Relations, no. 388, décembre, p. 336.
9 « Justice sociale et tradition chrétienne », Solidarités, vol. 3, no.3, mars 1979, p. 7.
10 « Dossier Solidarités 1. Le Chili après 7 ans de dictature », Solidarités, vol. 5, no. 1, septembre 1980, p. 6.
11 « Les grands-mères d’Argentine ne désarment pas », Solidarités, vol. 7, no. 3, janvier 1983, p. 3.
12 Hamelin, Jean-Guy (1981). « Un martyr de chez-nous », Caminando, vol. 3, no. 2, octobre.
13 Laneuville, Roland (1981). « Propos de martyrs », Caminando, vol. 3, no. 2, octobre.

Maurice Demers

Maurice Demers est professeur agrégé en histoire des Amériques à l’Université de Sherbrooke. Les relations Québec-Amérique latine au XXe siècle sont au cœur de ses recherches. Il a publié en 2014 le livre « Connected Struggles: Catholics, Nationalists, and Transnational Relations between Mexico and Quebec, 1917–1945 » à MQUP. Il a aussi codirigé la même année, avec Patrick Dramé, le livre « Le Tiers-Monde postcolonial. Espoirs et désenchantements » publié aux PUM. Il a réalisé deux projets de recherche subventionnés par le CRSH. Le premier est intitulé « La militance pour les droits humains en Amérique latine durant la guerre froide racontée par les missionnaires catholiques canadiens-français » et le deuxième, codirigé par Michel Nareau, « Mise en récit de l’Amérique latine au Québec. Transferts de sens d’une autochtonie continentale (1940-2010) ». Il travaille présentement sur un projet subventionné par le FRQ-SC intitulé « Professer la lutte contre l’injustice en Amérique latine. Le Centre interculturel de documentation de Cuernavaca et son influence sur la pensée des missionnaires catholiques du Québec ».


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